Journal150825 – 170825

150825 – 170825

150825

J’ai somnolé toute la journée, repris le même rêve à chaque départ dans les plumes. J’ai aimé ça. Tiens, quelle heure ? 16:15, ça va.

Ce soir je peine à trouver le sommeil, tiens tiens.

 

160825

Les défis hebdomadaires sont terminés, j’ai échoué.

Éliminé aux portes de la finale.

Comme dit l’organisateur, je ne fais pas partie de la crème de la crème. Ça me va.

 

Je suis dans le jeu quand il y a le jeu, j’y suis plus quand il n’y a plus.

 

C’est quand j’accepte que je me sens en paix dedans.

Je fais un voyage, je ne détiens aucune vérité.

Je sais juste comment je me sens.

 

Je suis à l’ombre, assis à table, sur la nappe aux oiseaux brodés.

Rien à manger.

Dans mes cheveux mon ami, le vent.

 

Je vais me cuire un steak, oui oui un steak, pas un œuf.

 

170825

Les chats se bagarrent aujourd’hui, je m’interpose.

 

J’ai toujours une grosse envie de faire… pas grand-chose.

Écrire, pas ici.

Dessiner, un peu.

Écouter, dehors.

 

J’ai lu qu’on entendait vraiment que si on était là.

Écrire en étant là, c’est étrange.

Ça peut prendre n’importe quelle forme.

Ça oblige à rien maîtriser.

Je l’ai fait parfois ici.

Je pense pouvoir reconnaître ces instants.

 

Toujours le même souci qui s’affiche : accepter la facilité.

 

Un été cousu main où parfois il n’y a rien à coudre ?

Où tout est déjà cousu ?

Où tout se coud au fur et à mesure ?

 

Je relis Tolle, ça faisait longtemps, j’ai l’impression que ça me parle mieux.

 

Ça sent le riz dans toute la maison, cuiseur ressorti de l’armoire. Pourquoi l’avoir laissé aussi longtemps de côté ? J’ai envie d’en acheter un nouveau, un plus joli. Je me fais rire. Jusqu’à ce que je me souvienne pourquoi.

 

Ça fait une semaine bientôt que je ne crée rien.

Rien d’autre qu’un espace de paix.

Est-ce un nouveau talent ?

Une nouvelle corde à mon arc ?

Avec toutes ces cordes je pourrai peut-être faire de la musique.

 

Mon chat passe sa soirée sur le balcon. Pas mon chat réclame toute mon attention sur le canapé avant de m’ignorer pour le reste de la soirée.

 

Le balcon,

les étoiles,

moi,

l’odeur du riz.

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