JRNL 310725 – 020825
310725
Réveil en forme. En forme de moi. Ma journée se passe déjà dans ma tête, j’arrête le film. Je respire. Douche, puis clope dehors, les cheveux mouillés, à l’ombre.
Le poseur de sol pose,
moi je me dépose.
Il sort, me demande de bouger ma voiture. Je recule pour laisser passer le diable.
Fourmis volantes, chien à roulettes, maison des abeilles, salade non mélangée, puis mélangée : fatiguée, rouge, blanc, guitare, rire, eau citronnée, voyage, sac de marque, sérac, amitié, pas de crème solaire,
une sauce au soleil.
Tout ça en passant par Briey t’Chippis : un après-midi à Vercorin.
Il y a eu un procès, une fiction. J’ai pas vraiment pu me défendre. Les accusations, elles étaient toutes vraies.
À la radio deux Dragqueens, la moitié des mêmes que les deux de la dernière fois :
— Ben écoutez, je n’ai pas d’idées.
— Vous n’avez pas d’idées parce que vous êtes conne.
Journée.
J’ai bien aimé.
Soir.
J’aime bien.
010825
Le sol, c’est pas terminé partout, cuisine salon, c’est bon. Je remets tout en place autrement. Je voulais faire ça hier, je fais ça aujourd’hui.
Je suis là, quand il n’y a rien à gagner.
J’avance doucement, la fatigue me colle à la peau.
Sieste sur sieste, ça règle rien.
Pommes de terre, cuisson en robe des champs, un salami. Maladroit, sur le sol nouveau, j’en laisse tomber une tranche. Je me gaffe avec la tartine de miel.
Quand je ne regarde pas, derrière moi, il y a quoi ?
Salon remis en forme, moins de choses, presque rien, beaucoup de place.
Danser.
Laisser s’installer le vent.
Danser.
La télévision chante en replay un refrain. Mélancolie dans les notes. Pensées crispées.
Le chat ignore. Je danse autour.
J’éteins l’appartement.
020825
On y est vite, du un au deux.
Brouillard dehors, un peu dedans. Je sors. Pluie. Il fait un peu froid, tout est calme et gris, j’aime bien aussi. Je roule un aller-retour pour un pain de seigle.
Après-midi, cinéma.
Pas d’interaction.
On dirait dimanche.
Je cuisine.
Je m’ennuie.
C’est confortable.
Laver les casseroles, à la main.
Disparaître : les traces.
J’observe les mots sur mon BlackBerry. Je m’observe observer les mots sur mon BlackBerry. Puis-je observer de plus haut ?
Le chat. Noir sur bordeaux.


Laisser un commentaire