JRNL 040725 – 060725
040725
Quand le soleil frappe et que le vent disparaît, les papillons se déplacent comme avant.
Tes pensées sont comme lui,
si seulement tu les observais.
Au volant de ma jeep pick-up, je sens le vent soulever mes cheveux. J’ai laissé la fenêtre ouverte, je laisse souvent la fenêtre ouverte, j’aime ça.
Dans ma tête, je suis tranquille, je profite de la route, je pense à la beauté des montagnes. Je ne me préoccupe plus vraiment de ce à quoi je ressemble. Je suis là, et c’est bien.
Le soleil est fort et la route est belle, demain n’existe plus. Je me sens libre, vivant, chanceux, léger.
Je le savais, dans les os, que la vie pouvait être facile. N’importe où, n’importe quand : c’est maintenant, c’est déjà moi.
Je me laisse tranquille, je le mérite.
Mes cheveux soignés, ma force douce.
050725
Quelles sont ses pensées à lui qui est déjà en paix?
À quoi tu penses quand tu es calme, que tu n’as rien à prouver ?
Penses-tu à quelqu’un, aux autres ?
Tu profites de ce que tu as devant les yeux.
Profiter de ne rien désirer. Ne rien désirer.
Paix.
Les chats sont là : canapé, télé, et moi.
Demain seront-ils là ?
Demain n’existera pas.
Cher ami, je pense à toi.
Assis sur un confortable fauteuil, pas loin de la cheminée, écrire.
Derrière, quelqu’un cuisine.
Rien à faire d’autre que d’être ensemble,
rien à appréhender, rien à craindre.
À nouveau, la paix.
Les rêves semblent confirmer mes écrits.
La paix s’installe, et surtout, se prépare à être partagée.
Est-ce que la reconnaissance est un sentiment élevé ?
Je pense que oui.
On peut dire merci, même dans la désillusion, même dans l’incompréhension.
La vie, c’est un poème, et je suis un poète.
L’instantané me guide.
Je ne prépare pas les textes de cette page,
ils coulent en direct, de plus en plus.
Un carré, un cadre pour contenir mes envolées.
Elles sont les deux : libres et enfermées,
dans un parfait équilibre.
Les virgules ne sont pas là pour faire jouer juste,
elles sont là pour respirer, pour s’en rappeler.
Je fais la morale à beaucoup, dans ma tête.
J’accepte : un moyen de me voir faire.
Oser plus, se rappeler : le passé est passé.
060725
Je suis dehors, les poils des jambes au vent.
Mon chat, coincé dans son collier, se lèche la patte, se lave.
Son cousin n’en a que faire : il grignote.
Accrochée à un arbre, sur une balançoire : une poupée.
Ce n’est pas celle qui dit non, à mon humble avis.
Elle n’est pas de cire, mais de plâtre, peinte à l’acrylique, la belle.
Le vent est chaud.
Dans la petite fenêtre numérique, se battent les idées.
À ceux qui décryptent mieux le réel :
l’horreur est partout,
mais nous sommes protégés, disent-ils.
Le bien sera utile demain, dans l’au-delà.
Je me pose alors la question :
Pourquoi ce demain qui n’existera jamais ?
Pourquoi pas maintenant, la paix, tout de suite ?
Ça coûte la colère, la vengeance, et bien d’autres choses qu’on pourrait résumer ainsi :
ça coûte hier.
Comme je n’ai pas de hier, je n’ai rien à échanger.
Il n’y a rien à échanger.
Je remarque de plus en plus : dans les colères se cachent les croyances qui ne demandent qu’à être vues.
De l’extérieur, ça me semble simple.
Vais-je pouvoir le voir dans les miennes ?
Je l’espère.
Parler de l’autre à voix haute,
ça en dit beaucoup — tout — sur soi.
Dehors crie une ancienne belle-mère.
Elle est au travail, dans les extérieurs de sa maison, si tôt le matin. Elle travaille comme une folle,
il faut aller vite, il y a tellement de choses à faire : enlever toutes ces “mauvaises” herbes. Vite, avant que le soleil, par sa chaleur, ne nous empêche de travailler. Il faudra attendre le soir, pour travailler encore. Nous sommes dimanche.


Laisser un commentaire